Le transport

EN GENERAL...

  • Les Franciliens utilisent autant les transports en commun que la voiture pour se rendre au travail : ces derniers utilisent en effet, en moyenne, autant la voiture (43 %) pour les trajets domicile- travail que les transports en commun (TC) (42 %). A Paris, la densité et la fréquence de l’offre incitent la grande majorité des actifs (64 %) à utiliser les TC pour se rendre à leur lieu de travail, alors que seulement 13 % se déplacent en voiture et 14 % à pied.
  • En Ile-de-France, les déplacements à destination du travail pèsent davantage dans l’ensemble des déplacements des actifs qu’en province. Hors retour au domicile, ils représentent ainsi 52 % du temps passé à se déplacer un jour de semaine et 53 % des distances parcourues, contre respectivement 37 % et 40 % en province.
  • Avec 34 minutes en moyenne par jour, les Franciliens mettent près de deux fois plus de temps pour aller travailler que les provinciaux, que ces derniers habitent dans les grandes agglomérations ou dans l’espace à dominante rurale. Pour autant, la distance moyenne qui sépare le domicile du lieu de travail est sensiblement la même en Ile-de-France (10,7 km) qu’en province (11,1 km).
  • En province, 77 % des actifs mettent moins d’une demi-heure pour se rendre au travail, contre 45 % en Ile-de-France. De plus, 19 % effectuent plus d’une heure de trajet, contre seulement 4 % des provinciaux. Les durées plus longues des déplacements domicile-travail en Ile-de-France pèsent ainsi sur l’emploi du temps des actifs et laissent moins de place à la réalisation d’autres activités (visites, loisirs, achats...) durant la semaine.
  • Habiter en petite et, plus encore, en grande couronne, implique de parcourir des distances plus importantes, notamment pour aller travailler. Ainsi, lorsqu’ils résident en grande couronne, les actifs parcourent en moyenne plus du double de kilomètres que les actifs parisiens pour se rendre à leur lieu de travail (14,6 km contre 6,6 km).
  • Toutefois, la durée moyenne des trajets domicile-travail varie peu au sein de l’Ile-de-France. Si les Parisiens mettent en moyenne 31 minutes à se rendre à leur lieu de travail, les actifs de petite et de grande couronne mettent respectivement 33 et 36 minutes.
  • Plus on s’éloigne de Paris, plus les situations extrêmes deviennent fréquentes. Ainsi, la grande couronne compte à la fois la plus grande proportion d’actifs habitant à plus d’une heure de leur travail (24 % contre 8 % à Paris) et celle d’actifs habitant à moins d’un quart d’heure (21 % contre 11 % à Paris).
  • En Ile-de-France, 32 % des actifs passent plus de 45 minutes à rejoindre leur travail, contre 9 % en province.

Source : INSEE (avril  2011)

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Les transports en commun "domicile - travail", en Ile de France

Les transports en commun "domicile - travail", en Ile de France

L'Observatoire régional de la santé au travail a mené une enquête auprès des salariés franciliens. La CFDT Ile-de-France est partie prenante de cet observatoire.

  • Les transports sont une préoccupation importante pour les salariés franciliens (60 % des salariés franciliens affectés dans leur vie professionnelle et privée, par les transports en commun).
  • Au sein de l’Observatoire régional de la santé au travail en Ile de France, la CFDT a impulsé et porté un projet d’enquête sur les transports en commun : « Dans quelle mesure les conditions de trajet en transport en commun impactent la vie professionnelle des salariés ? ».
  • La CFDT Ile-de-France a impulsé au sein de l’Observatoire régional de la santé au travail, le lancement d’une enquête portant sur les transports en commun domicile/travail des salariés franciliens. Les résultats de celle-ci sont riches d’enseignements, qu’ils concernent les temps de transports, les conditions de déplacement, le confort, les désagréments ressentis et leurs conséquences sur la vie professionnelle et personnelle.

En moyenne, la durée des trajets aller et retour "domicile/travail" est de 2h00 par jour, l’heure de départ étant comprise pour 65% des salariés entre 7h00 et 9h00, celle de retour au domicile entre 18h00 et 20h00 pour 52% d’entre eux. Parmi les sources de désagréments, l’entassement des voyageurs, les retards, le temps passé dans les transports sont les plus citées et génèrent des conséquences sur la vie professionnelle et privée, telles la fatigue, le stress.

Des conditions de trajets difficiles... Les désagréments les plus souvent cités sont l'entassement des voyageurs, les retards, le temps passé dans les transports et la fatigue. Les retards, estimés majoritairement entre 5 et 20 minutes concernent 69 % des enquêtés. Conséquence, la moitié d'entre eux anticipent ces retards en quittant leur domicile plus tôt.
Plus en détail, les odeurs, la chaleur, le bruit, l'accès impossible aux voitures en raison du monde, sont les gênes les plus signalées dans les questionnaires. Se rajoutent les craintes liées aux risques d'accidents pour 36 % des interrogés (chutes dans les escaliers, chocs avec les personnes...) incluant les risques d'agressions pour 14 % d'entre eux.