Éditos

EMPLOI, POUVOIR D'ACHAT, TRAVAIL : les priorités de la CFDT !

L’emploi reste la priorité numéro 1 des Français. La CFDT souhaite au plus vite des mesures concrètes et l'ouverture de négociations sur les sujets les plus complexes.

La CFDT souhaite des mesures conjoncturelles de soutien à l’emploi (chômage partiel, formation des demandeurs d’emploi, moyens renforcés pour Pôle emploi).

Sur le plan structurel, une nouvelle étape de sécurisation des parcours professionnels est inscrite à l’agenda social des partenaires sociaux. Cette négociation devra faire le lien avec les perspectives d’évolution industrielle, et donc les travaux des États généraux de l’industrie.

La CFDT proposera ainsi des « emplois-innovations » qui flèchent les aides à l’emploi pour les jeunes vers des secteurs à fort potentiel de croissance. La question de l’emploi n’est pas non plus sans lien avec celle du travail, source de motivation mais aussi de souffrance pour les salariés, enjeu de performance sociale et économique pour les entreprises, dont la délibération qualité de vie au travail vise à avoir une approche « systémique ».

Sur les salaires et les rémunérations, la CFDT souhaite que soit redéfinie la place de chaque composante dans les politiques salariales. En effet, «la variété et la complexité des formes de rémunération (salaire de base, éléments variables de rémunération, primes, épargne salariale, actionnariat salarié, dividendes…) multiplient les poches d’inégalités. » Il s’agit, d’une part, de préciser ce que sont des politiques salariales, de questionner la définition et les objectifs des éléments variables et de débattre de l’échelle de rémunération afin de « redynamiser les négociations de branche et d’entreprise » ; d’autre part, de discuter avec l’État du Smic et de son rôle dans les politiques salariales ainsi que des contreparties aux allégements de cotisations sur les bas salaires.

COMMUNIQUE INTERSYNDICAL : LE 1ER MAI 2012 !

Dans cette période de crise en France et en Europe, les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA affirment leur volonté de faire du 1er mai 2012, journée de solidarité internationale du monde du travail, une forte journée de mobilisation, de manifestations et d’expressions revendicatives pour :

         faire entendre les priorités sociales et les préoccupations des salariés, des demandeurs d’emploi, des jeunes et des retraités, en France et en Europe ;

-          exprimer la défense des droits fondamentaux et des libertés partout dans le monde ;

-          faire reculer la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme.

Dans beaucoup de pays européens, les populations subissent des politiques d’austérité et des réformes réduisant les droits des travailleurs et leur protection sociale.

La crise ne peut être le prétexte pour remettre en cause nos systèmes sociaux. Il faut une véritable politique de croissance, prenant en compte les enjeux écologiques, qui passe par l’amélioration du pouvoir d’achat et la création d’emplois.

La pression sur les salaires et l’assouplissement des règles de licenciement ne peuvent que fragiliser la croissance économique.

S’il y a un manque de compétitivité des entreprises, elle est notamment due à la rémunération excessive  du capital au détriment de l’investissement dans l’emploi, la formation, la recherche et l’innovation.

En ce 1er mai, nous voulons faire écho aux revendications portées par les salariés dans cette période de crise :

-          priorité à l’emploi, en particulier des jeunes, alors que le nombre de chômeurs ne cesse d’augmenter depuis de longs mois et que les restructurations, les licenciements et les fermetures d’entreprises sont le quotidien de nombreux salariés,

-          lutte contre la précarité qui touche un nombre croissant de salariés, en particulier jeunes et femmes, et provoque des situations de pauvreté intolérables ;

-          la promotion des salaires et du pouvoir d’achat doit être une priorité. Il n’y a aucune raison de laisser les inégalités salariales perdurer, notamment entre les femmes et les hommes.

Nous réaffirmons avec le syndicalisme européen notre opposition à ces politiques et au nouveau traité qui, en faisant l’impasse sur la croissance, ne fera que renforcer l’austérité et la crise.

Nous voulons dans les mobilisations du 1er mai réaffirmer le besoin d’une Europe solidaire affirmant sa dimension sociale, ce qui impose de :

-       développer les droits des salariés et assurer des services publics de qualité,

-       mettre un terme à la concurrence sociale et fiscale entre pays de l’Union européenne qui tire les garanties des travailleurs vers le bas. Il faut une autre répartition des richesses et mettre un terme à la spéculation financière,

-       faire respecter la place et le rôle de la démocratie sociale, de la négociation collective et du dialogue social.

La CFDT, la CGT, la FSU, Solidaires et l’UNSA appellent leurs organisations à se rencontrer dans les territoires pour déterminer les modalités concrètes d’organisation des initiatives et manifestations du 1er mai sur ces objectifs.

Parce que le problème de logement n'est pas qu'un problème de logement !

Nous avons tous été, un jour ou l'autre -ou serons- à la recherche d'un lieu où vivre, avec notre famille, nos enfants, un lieu pour nos parents. Or, en dix ans, les prix de vente pour devenir propriétaire ont doublé et les loyers dans le parc privé ont augmenté de 50%. Le logement est désormais le premier poste de dépenses des ménages, qui y consacrent parfois jusqu'à la moitié de leurs ressources !

Il est estimé que plus de 8 millions de personnes sont touchées de près ou de loin, par la crise du logement. Cette situation a des conséquence sur notre quotidien et peut conduire à d'importants sacrifices : restriction des dépenses d'alimentation et de santé, dégradation des conditions de vie, allongement des trajets du domicile au travail, etc...

Pour la CFDT, les salariés sont de plus en plus précarisés dans l'accès au logement. Aujourd'hui, un travail ne suffit plus à se loger en France et dans certaines régions, plus particulièrement. Les salariés sont bien souvent obligés de faire de nombreux sacrifices et ne s'en sortent pas nécessairement dans de bonnes conditions. C'est un constat accablant : les salariés ont de plus en plus de difficultés à trouver un logement décent et économiquement accessible, mais également, de le conserver. A cause des effets conjugués des hausses de loyers, des charges et du tassement du pouvoir d'achat, des salariés ont désormais recours à des solutions de "fortunes" comme de vivre à l'année en camping, de devoir dormir dans une voiture, dans une cave ou un garage... Ce phénomène de non-logement est malheureusement grandissant.

Afin de marquer son engagement sur le sujet des problèmes de logement, la Fédération CFDT Communication-Conseil-Culture a donc décidé de soutenir la "mobilisation générale pour le logement" en signant la pétition de la Fondation Abbé Pierre. Le besoin d'une intervention forte des pouvoirs publics nécessite effectivement une très large mobilisation de tous. La puissance des organisations syndicales est essentielle dans une démarche de rassemblement. Patrick DOUTRELIGNE, Délégué Général de la Fondation Abbé Pierre, précise "qu'il serait malhonnête de ne pas reconnaître que la signature de la CFDT à pesé dans le débat".

Derrière le problème du logement, se cachent  souvent de nombreux autres problèmes. La situation donnée est réelle, mais il faut savoir que des solutions existent. Nous ne pouvons donc pas baisser les bras ! La CFDT a déjà signé des accords "logement" dans des entreprises et des commissions dédiées au sujet, internes à ces dernières, jouent un rôle majeur. La CFDT demeure persuadée que, comme pour les NAO (Négociations Annuelles Obligatoires), le logement devrait être également un sujet de discussion au sein des entreprises !

Nous vous invitons à cliquer sur le lien ci-dessous :

www.mobilisationlogement2012.com

Jeux paralympiques de Londres 2012 : Partenariat CFDT - Fédération Française HANDISPORT

Dans le cadre des Jeux paralympiques de Londres en 2012, la Confédération CFDT a décidé d'impliquer l'organisation aux côtés de la Fédération Française Handisport, en vue de la préparation et de la participation de ses athlètes à ces jeux.

La CFDT Ile-de-France, avec son groupe ressources handicap, a participé à la signature de ce partenariat et s’inscrit pleinement dans cette démarche.

« Créer autour de ces jeux et de l'équipe de France, un élan de solidarité pour dépasser la compétition et favoriser une meilleure intégration des personnes handicapées dans notre société », telle est l’ambition de la Fédération Handisport.
 
Ce partenariat pour la CFDT consiste à sensibiliser les salariés, les élus d'entreprises, nos adhérents, nos militants et les différentes structures sur l’insertion, le maintien dans l’emploi des personnes handicapées et la défense de leur citoyenneté à part entière.  

LA MOBILISATION EUROPEENNE A BRUXELLES, DU 29 FEVRIER 2012

La CFDT veut une Europe solidaire pour l'emploi et la justice sociale !

Une délégation CFDT conduite par François CHEREQUE a participé au rassemblement, organisé à Bruxelles par la CES (Confédération Européenne des Syndicats), du 29 février 2012 et devant le Conseil de l’Union Européenne.

La crise atteint des niveaux insoutenables en France et en Europe. Le chômage frappe de plus en plus lourdement, en particulier les jeunes. Des salariés voient leur pouvoir d'achat amputé. La peur du lendemain encourage le repli national et la montée des extrèmes. Face à cela, les dirigeants européens choisissent le durcissement de la politique d'austérité. Pour la CFDT et la Confédération Européenne des Syndicats (CES), les mesures d'austérité ne sont pas une réponse à la crise. Elles aggravent les dégâts sociaux et enfoncent les pays dans la crise.

Le traité, qui doit être adopté au Conseil Européen de mars, ne répond ni aux problèmes de l'emploi, ni à la précarité croissante. Nous avons besoin d'une Europe solidaire. La réduction des dettes publiques est une nécessité, mais il faut aussi un plan de relance donnant la priorité à la croissance et à l'emploi.

Parce que la crise touche déjà les plus vulnérables,

NOUS REJETONS :

sad Une Europe qui oublie la croissance, l'emploi et la solidarité !

sad Les discourts illusoires qui proposent une sortie de l'euro et de l'Europe.

sad L'affaiblissement de la cohésion sociale, de la protection sociale et des services publics...

sad La remise en cause du dialogue social et des négociations collectives.

NOUS VOULONS :

cheeky Une Europe forte, dotée d'une véritable politique économique et sociale donnant la priorité à l'emploi de qualité, notamment pour les jeunes.

cheeky Une Europe dynamique tournée vers les réseaux et technologies d'avenir, favorisant le développement durable.

cheeky Une mutualisation de la dette pour stopper la spéculation et dfaire baisser les taux d'intérêt,

cheeky L'instauration d'un salaire minimum dans chaque pays, pour stopper la concurrence sociale et salariale.

cheeky Une harmonisation de la fiscalité des entreprises pour lutter contre la concurrence entre Etats-membres, destructrice d'emplois.

cheeky Le respect et la garantie des droits sociaux fondamentaux pour tous !

L'EUROPE A BESOIN D'UN AUTRE MODELE DE DEVELOPPEMENT, L'AUSTERITE N'EST PAS LA REPONSE DONT LES SALARIES ET LES CITOYENS ONT BESOIN !

Solidarité en Europe. La CFDT mobilisée le 29 février 2012 !

A l’issue de son conseil national, la CFDT confirme son implication dans l’appel lancé par la Confédération Européenne des Syndicats (CES), le 29 février 2012 en faveur « d'une Europe sociale fondée sur la solidarité, la justice et la cohésion sociale ».

Avec l’ensemble des organisations syndicales européennes, la CFDT exige que les chefs d’État de l’Union fassent de l’emploi et d’un nouveau mode de développement la priorité des politiques à conduire. Elle refuse de faire du 29 février une mobilisation à caractère politique sur les enjeux nationaux.

La CFDT n’appelle pas, au niveau national, à des arrêts de travail. Les organisations qui la composent mèneront des initiatives dans les régions en s’adressant massivement aux salariés sur les problématiques européennes.

Une délégation de la CFDT participera aussi à la manifestation organisée à Bruxelles par la CES.

Compétitivité emploi : des mesures dangereuses et injustes !

 Le président de la République a annoncé le dimanche 29 janvier dernier, au journal télévisé du soir, quatre séries de mesures censées favoriser l’emploi et la compétitivité. La CFDT juge ces mesures inefficaces, précipitées et injustes. Elle réaffirme son opposition à l’augmentation de la TVA qui aura pour conséquence une détérioration du pouvoir d’achat des salariés les plus modestes et des classes moyennes.

La baisse des charges patronales est un cadeau de 13 milliards pour les entreprises payé par tous les consommateurs (et pas seulement sur les produits importés), sans aucune garantie sur la compensation opérée pour la politique familiale. Sans garantie non plus sur le fait que les entreprises utilisent cette baisse des charges pour diminuer leurs prix de production ou augmenter les salaires... Le choix effectué par le gouvernement est injuste pour les salariés et dangereux pour la croissance.

La CFDT prend acte que le président saisit les partenaires sociaux sur les accords compétitivité emploi. Elle demande que syndicats et patronat aient le temps de négocier sans précipitation. La compétitivité ne peut se réduire à une approche uniquement du temps et du coût du travail, sans protection pour les salariés. Il est hors de question, pour la CFDT, de remettre en cause les 35 heures comme durée légale du travail.

La CFDT partage le souci du développement de l’alternance et de l’engagement des entreprises dans ce domaine. Il serait illusoire de croire qu’une taxation supplémentaire ou le relèvement de l’objectif de 4 à 5 % suffira. Les 4 % sont déjà loin d’être atteints, notamment dans les fonctions publiques pour lesquelles la CFDT réclame un engagement dans le développement de l’alternance. Ces annonces illustrent un manque de constance dans l’objectif poursuivi.

Sur le logement,  l’augmentation de 30 % du coefficient d’occupation des sols (COS) ne résoudra pas véritablement la pénurie de logements et ne jugulera pas la hausse des loyers. Pour la CFDT, la hausse des loyers devrait être encadrée.

Dans son intervention, le président de la République n’a pas apporté de réponses convaincantes. Elles ne peuvent se construire que par le dialogue social dans un souci de justice sociale.

Nouvelle hausse du chômage !

 

Les mesures pour l'emploi sont insuffisantes !

Une semaine après le sommet social, Pôle emploi publie les statistiques du chômage en décembre. Ces chiffres, loin de l’objectif affiché des 9 % de chômeurs, montrent à quel point les mesures urgentes décidées la semaine dernière ne seront pas suffisantes. Ils confirment un problème spécifique et persistant sur le chômage de longue durée.

La CFDT regrette que le gouvernement ait opté pour un simple doublement du financement de l’État sur l'expérimentation d'un accompagnement renforcé à destination des salariés en fin de CDD et d’intérim. La CFDT souhaitait que l’État multiplie par dix sa participation et la porte à 30 millions d’euros. Avec un financement identique de l’Unedic, décidé par les partenaires sociaux, plus de 30 000 personnes auraient pu être aidées.

Le gouvernement a annoncé vouloir développer la formation pour les demandeurs d’emploi. Pour la CFDT, il s’agit d’un objectif prioritaire. Elle souhaite que ces dispositifs ne servent pas à dégonfler artificiellement les statistiques du chômage. Ces formations doivent être adaptées aux projets personnels des demandeurs d’emploi, définis avec les conseillers qui les suivent.

La CFDT avait demandé 2 000 emplois supplémentaires à Pôle emploi. Seuls 1 000 CDD ont été accordés. Pour la CFDT, il faut aller plus loin car sans embauches durables, Pôle emploi n’arrivera pas s’occuper de tous les nouveaux inscrits.

La CFDT demande une extension et un recours simplifié au chômage partiel. Il est nécessaire de profiter de ces périodes pour développer la formation des salariés. Dans les prochaines semaines, la négociation entre l’État et les partenaires sociaux sera déterminante pour la sauvegarde de l’emploi.

SOMMET SOCIAL du 18 janvier 2012. Un sommet pour quel emploi ?

Des avancées utiles, mais des inquiétudes qui persistent !

La CFDT avait demandé la tenue d’un sommet social dès le mois d’août 2011, afin de préparer au plus vite une réponse adaptée aux difficultés prévisibles sur le front de l’emploi. Cinq mois plus tard, alors que ce sommet se tient enfin, la CFDT a insisté sur la nécessité de mettre en place des mesures de court-terme pour soutenir les salariés et les entreprises en difficulté.

Parmi les options retenues par le gouvernement, certaines mesures seront utiles :


Chômage partiel : le dispositif sera simplifié, 100 millions d’euros supplémentaires y seront affectés.
Former plutôt que licencier : l’État financera à hauteur de 40 millions d’euros de la formation pour les entreprises en mutation économique ;
Formation des demandeurs d’emploi : une enveloppe d’urgence de 150 millions d’euros sera allouée pour de la formation, des contrats aidés ou des prestations de retour à l’emploi et la rémunération de fin de formation sera prolongée ;
Les effectifs de Pôle emploi augmenteront de 1 000 postes (la CFDT en demandait le double et il est sans doute important de préciser qu'environ 1800 postes ont été supprimés avant même ce début d'année 2012...).

Malgré ces décisions importantes, l’inquiétude de la CFDT persiste sur le financement de la protection sociale. La CFDT reste opposée à la mise en place de la TVA sociale. Une réflexion plus globale sur le financement de la protection sociale est nécessaire. Elle doit notamment avoir lieu au sein du Haut Conseil pour le financement de la protection sociale.

En ce qui concerne les mesures compétitivité-emploi, la CFDT demande que ce sujet soit intégré à la négociation en cours sur les instances représentatives du personnel (IRP).