« Demain est moins à découvrir qu’à inventer » (Gaston Berger)...
La crise sociale, qui traverse l’entreprise France Télécom, a secoué l’ensemble de la société. Par delà les drames humains, elle a révélé les impacts environnementaux et sociaux de la politique de l’entreprise fondée sur une logique purement financière de réduction des coûts, et montré la défaillance de la direction générale. Ainsi, la crise a eu un effet sur l’ensemble de ce que certains appellent « les parties prenantes » : les salariés, les sous-traitants, les clients mais donc, aussi, l’ensemble de la société.
La responsabilité sociale d’entreprise ne peut donc durablement être un simple discours externe vide de contenu. Ainsi, comment concevoir un partenariat avec une grande ONG (Organisation Non Gouvernementale) de défense de la nature, quand dans le même temps, en refusant pendant 8 ans de discuter l’accord européen sur le télétravail de 2001, les salariés sont mis sur les routes ?
Le rapport sur la Responsabilité Sociale d’Entreprise (RSE) avait pour fonction principale de répondre aux différentes agences de notation. Force est de reconnaître qu’il remplit, pour partie, cette fonction. Néanmoins, le bilan officiel 2009, présenté aux représentants du personnel, montre encore l’absence de hiérarchisation des parties prenantes, comme des actions menées. Il manque aussi de crédibilité avec l’absence d’outils de suivi et d’évaluation, ainsi que d’un système d’information approprié. Incroyable alors que tout est « reporting » à France Télécom… Ainsi, le faible nombre de femmes dans les instances dirigeantes (Conseil d’administration ou Comité de Direction, par exemple, n’est pas masqué quand, par contre, le fort taux d’implantation des filiales dans des paradis fiscaux n’apparait pas…
Les ambitions affichées, pour 2015, semblent toutefois, en rupture avec cette ancienne approche.
Par Laurent RICHE, Délégué Syndical Central
Nous vous invitons à lire toutes les informations qui sont à suivre, au sein de la publication jointe.