Laurent Berger: "La dette de la SNCF n'est pas celle des cheminots"

Invité de BFMTV et RMC, le leader de la CFDT a milité pour que l'ardoise de la compagnie soit effacée par l'État.

Au lendemain du premier épisode de grève à la SNCF, l'heure est au bilan pour les syndicats. Invité de BFMTV et RMC ce jeudi, le leader de la CFDT Laurent Berger a d'abord tenu à préciser que son organisation ne se "réjouissait pas" des perturbations engendrées par la mobilisation des cheminots. Mais a rappelé que son syndicat avait fait "des propositions très précises" au gouvernement, notamment sur l'ouverture prochaine du rail à la concurrence.

"Nous voulons savoir comment seront traités les cheminots demain", a-t-il également déclaré.

"La dette doit être reprise par l’État"

Mais le principal sujet, selon lui, reste la dette abyssale de la compagnie ferroviaire. "La dette, ce n'est pas celle des cheminots, pas celle des usagers", a-t-il affirmé. Plutôt, à l'en croire, une succession de politiques publiques hasardeuses ayant conduit à cette situation.

Pour la CFDT, la solution est donc simple: "Comme en Allemagne, comme ailleurs, la dette doit être reprise par l’État". Une option qui n'est pas totalement exclue par le gouvernement, selon Laurent Berger.

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