ETRALI CFE-CGC et CFDT 15 juin 2010 grève

GIE n°4 Lundi 7 juin 2010
Grève Info Etrali etrali

Ce lundi 7 juin, à 08h00, nous sommes :

  • 67 a avoir informé par mail notre Direction de notre décision de faire grève le 15 juin (dont 2/3 la journée complète)
  • 33 abonnés à la présente newsletter : GIE (Grève Info Etrali) dont voici le 4ème numéro

Pressions et culpabilisation

Quelques managers perdent leur sang froid et tentent de culpabiliser les salariés qui se sont déclarés grévistes, leur indiquant qu’ils mettent l’entreprise en péril.

Ces manoeuvres, assimilables à de l’entrave, sont réprimées par le Code Pénal (art 431-1). Elles n’ont pas d’autre résultat que de renforcer notre détermination

Article 431-1
Modifié par Ordonnance n°200-916 du 19 septembre 200 - art.3 ( v) JORF 22 septembre 200 en vigueur le 1er janvier 2002
Le fait d'entraver, d'une manière concerté et à l'aide de coups, violences, voies de fait, destructions ou dégradations au sens présent code, l'exercice d'une des libertés visées à l'alinéa précédent est puni de trois ans d'emprisonnement de de 45000 euros d'amende.

La grève est, il est vrai, un constat d’échec. C’est le constat de l’échec des « négociations » salariales. C’est aussi l’échec d’une politique qui fait passer les objectifs financiers devant l’intérêt des salariés. Etrali investit dans son avenir, ce qui est une très bonne chose, mais cet investissement ne doit pas être payé parune baisse du pouvoir d’achat de ses salariés.

Notre grève d’une heure le 19 mars 2009, pour protester contre le gel des salaires, n’a pas été entendue. Celle grandement prévisible du 15 juin 2010, annoncée suffisamment tôt, semble déjà surprendre par la mobilisation qu’elle
suscite, les salariés n’ayant trouvé aucun autre moyen pour être écoutés.

C’est la négociation et pas l’intimidation qui permettra d’éviter la grève !

Qu’attendent donc les Directions d’Etrali, de NRS ou de SCE pour :

  • Ouvrir enfin de vraies négociations.
  • Traiter sur un plan d’égalité les salariés des filiales et ceux de la maison mère. Nous ne sommes pas des sous-salariés du groupe !
  • Arrêter d’appliquer systématiquement les inconvénients et pas les avantages de l’appartenance à un grand groupe.
  • Faire jouer la solidarité du groupe, et accorder cette année aux salariés d’Etrali des augmentations et primes identiques à celles de France Télécom. Nous avons bien fait jouer cette solidarité à notre désavantage lorsque la situation d’Etrali était plus faste.
  • Verser le supplément d’intéressement de 600€ qui a bénéficié à 98% des salariés du groupe en France
  • Mettre enfin en place les actions résultant du travail effectué dans le cadre des « Assises de la Refondation » qui chez Etrali ont été fusionnées avec les préconisations du rapport Artis Facta (remis le 2 juillet 2009, il y a près d’un an !).

Que chacun prenne ses responsabilités. Les salariés prennent les leurs et exercent leur droit, garanti par notre constitution, de se mettre en grève.

Nous ne demandons rien de plus que ce que nos collègues de FTSA ont déjà obtenu !