Solidarité en Europe. La CFDT mobilisée le 29 février 2012 !

A l’issue de son conseil national, la CFDT confirme son implication dans l’appel lancé par la Confédération Européenne des Syndicats (CES), le 29 février 2012 en faveur « d'une Europe sociale fondée sur la solidarité, la justice et la cohésion sociale ».

Avec l’ensemble des organisations syndicales européennes, la CFDT exige que les chefs d’État de l’Union fassent de l’emploi et d’un nouveau mode de développement la priorité des politiques à conduire. Elle refuse de faire du 29 février une mobilisation à caractère politique sur les enjeux nationaux.

La CFDT n’appelle pas, au niveau national, à des arrêts de travail. Les organisations qui la composent mèneront des initiatives dans les régions en s’adressant massivement aux salariés sur les problématiques européennes.

Une délégation de la CFDT participera aussi à la manifestation organisée à Bruxelles par la CES.

Assurance chômage : l’Unedic doit demeurer un outil performant pour aider les demandeurs d’emploi !

Le mardi 7 février 2012, matin, l'Unedic a renouvelé son bureau en vertu de la règle de l’alternance entre syndicat et patronat à la présidence. Patricia Ferrand, de la CFDT, a été élue vice-présidente.

Concernant la certification des comptes des comités d’entreprises.

Communiqué de la CFDT, la CFE-CGC et la CGT.  Le  24 janvier  2012.

Compétitivité emploi : des mesures dangereuses et injustes !

 Le président de la République a annoncé le dimanche 29 janvier dernier, au journal télévisé du soir, quatre séries de mesures censées favoriser l’emploi et la compétitivité. La CFDT juge ces mesures inefficaces, précipitées et injustes. Elle réaffirme son opposition à l’augmentation de la TVA qui aura pour conséquence une détérioration du pouvoir d’achat des salariés les plus modestes et des classes moyennes.

La baisse des charges patronales est un cadeau de 13 milliards pour les entreprises payé par tous les consommateurs (et pas seulement sur les produits importés), sans aucune garantie sur la compensation opérée pour la politique familiale. Sans garantie non plus sur le fait que les entreprises utilisent cette baisse des charges pour diminuer leurs prix de production ou augmenter les salaires... Le choix effectué par le gouvernement est injuste pour les salariés et dangereux pour la croissance.

La CFDT prend acte que le président saisit les partenaires sociaux sur les accords compétitivité emploi. Elle demande que syndicats et patronat aient le temps de négocier sans précipitation. La compétitivité ne peut se réduire à une approche uniquement du temps et du coût du travail, sans protection pour les salariés. Il est hors de question, pour la CFDT, de remettre en cause les 35 heures comme durée légale du travail.

La CFDT partage le souci du développement de l’alternance et de l’engagement des entreprises dans ce domaine. Il serait illusoire de croire qu’une taxation supplémentaire ou le relèvement de l’objectif de 4 à 5 % suffira. Les 4 % sont déjà loin d’être atteints, notamment dans les fonctions publiques pour lesquelles la CFDT réclame un engagement dans le développement de l’alternance. Ces annonces illustrent un manque de constance dans l’objectif poursuivi.

Sur le logement,  l’augmentation de 30 % du coefficient d’occupation des sols (COS) ne résoudra pas véritablement la pénurie de logements et ne jugulera pas la hausse des loyers. Pour la CFDT, la hausse des loyers devrait être encadrée.

Dans son intervention, le président de la République n’a pas apporté de réponses convaincantes. Elles ne peuvent se construire que par le dialogue social dans un souci de justice sociale.

Nouvelle hausse du chômage !

 

Les mesures pour l'emploi sont insuffisantes !

Une semaine après le sommet social, Pôle emploi publie les statistiques du chômage en décembre. Ces chiffres, loin de l’objectif affiché des 9 % de chômeurs, montrent à quel point les mesures urgentes décidées la semaine dernière ne seront pas suffisantes. Ils confirment un problème spécifique et persistant sur le chômage de longue durée.

La CFDT regrette que le gouvernement ait opté pour un simple doublement du financement de l’État sur l'expérimentation d'un accompagnement renforcé à destination des salariés en fin de CDD et d’intérim. La CFDT souhaitait que l’État multiplie par dix sa participation et la porte à 30 millions d’euros. Avec un financement identique de l’Unedic, décidé par les partenaires sociaux, plus de 30 000 personnes auraient pu être aidées.

Le gouvernement a annoncé vouloir développer la formation pour les demandeurs d’emploi. Pour la CFDT, il s’agit d’un objectif prioritaire. Elle souhaite que ces dispositifs ne servent pas à dégonfler artificiellement les statistiques du chômage. Ces formations doivent être adaptées aux projets personnels des demandeurs d’emploi, définis avec les conseillers qui les suivent.

La CFDT avait demandé 2 000 emplois supplémentaires à Pôle emploi. Seuls 1 000 CDD ont été accordés. Pour la CFDT, il faut aller plus loin car sans embauches durables, Pôle emploi n’arrivera pas s’occuper de tous les nouveaux inscrits.

La CFDT demande une extension et un recours simplifié au chômage partiel. Il est nécessaire de profiter de ces périodes pour développer la formation des salariés. Dans les prochaines semaines, la négociation entre l’État et les partenaires sociaux sera déterminante pour la sauvegarde de l’emploi.

La CFDT est opposée à l’augmentation de la TVA

A  la suite du sommet social et avant la décision du président de la République, la CFDT tient à rappeler qu’elle est opposée au transfert partiel de cotisations patronales sur de la TVA, qui aurait pour conséquence une détérioration du pouvoir d’achat des salariés les plus modestes est des classes moyennes.

"Métro, boulot, bobo". Echanges entre François CHEREQUE (SG de la CFDT) et Toni NEGRI (philosophe Italien)

Et si contrairement à une idée reçue, le problème des Français était d'aimer trop leur travail ? Cela les rend très vulnérables, psychologiquement, en période de crise. Face à François CHEREQUE, Secrétaire Général de la CFDT, qui tire la sonnette d'alarme, le philosophe italien Toni NEGRI raisonne en termes de puissance plutôt que de souffrance...

Syndicat maritime Nord CFDT (SeaFrance) : Le Bureau National décide à l’unanimité d’engager une procédure de radiation

Le Bureau National confédéral de la CFDT réuni ce 19 janvier 2012 a décidé d’engager une procédure de radiation du syndicat Maritime Nord CFDT (société SeaFrance), selon les modalités prévues à l’article 9 des statuts confédéraux qui précise :

Sommet social du 18 janvier 2012, à l'Elysée : Intervention de François Chérèque

Monsieur le Président,
Monsieur le Premier ministre,
Mesdames et Messieurs,

Quand la CFDT a proposé la tenue d’un sommet social, il y a cinq mois, ce n’était pas par fantaisie ou pour occuper l’espace médiatique de la fin d’été.

SOMMET SOCIAL du 18 janvier 2012. Un sommet pour quel emploi ?

Des avancées utiles, mais des inquiétudes qui persistent !

La CFDT avait demandé la tenue d’un sommet social dès le mois d’août 2011, afin de préparer au plus vite une réponse adaptée aux difficultés prévisibles sur le front de l’emploi. Cinq mois plus tard, alors que ce sommet se tient enfin, la CFDT a insisté sur la nécessité de mettre en place des mesures de court-terme pour soutenir les salariés et les entreprises en difficulté.

Parmi les options retenues par le gouvernement, certaines mesures seront utiles :


Chômage partiel : le dispositif sera simplifié, 100 millions d’euros supplémentaires y seront affectés.
Former plutôt que licencier : l’État financera à hauteur de 40 millions d’euros de la formation pour les entreprises en mutation économique ;
Formation des demandeurs d’emploi : une enveloppe d’urgence de 150 millions d’euros sera allouée pour de la formation, des contrats aidés ou des prestations de retour à l’emploi et la rémunération de fin de formation sera prolongée ;
Les effectifs de Pôle emploi augmenteront de 1 000 postes (la CFDT en demandait le double et il est sans doute important de préciser qu'environ 1800 postes ont été supprimés avant même ce début d'année 2012...).

Malgré ces décisions importantes, l’inquiétude de la CFDT persiste sur le financement de la protection sociale. La CFDT reste opposée à la mise en place de la TVA sociale. Une réflexion plus globale sur le financement de la protection sociale est nécessaire. Elle doit notamment avoir lieu au sein du Haut Conseil pour le financement de la protection sociale.

En ce qui concerne les mesures compétitivité-emploi, la CFDT demande que ce sujet soit intégré à la négociation en cours sur les instances représentatives du personnel (IRP).